Mélanie, how much does UX cost ?

 

Souvent, dans mes anciennes fonctions de cheffe de projet en urbanisme, on me posait la question du coût que pouvait avoir la concertation sur un projet de construction ou de réhabilitation.

 

Ma réponse était toujours la même : lorsqu’on répond aux besoins des utilisateurs (le fameux UX) on ne parle pas de coût, mais d’investissement, et donc aussi de retour sur investissement. Ce sont deux données mesurables, même si difficilement quantifiables. 

 

L’UX, c’est du temps

 

Certes, il y a un investissement : accompagner un projet par une vraie démarche UX a un prix, c’est indéniable. Et ce coût ne se mesure pas seulement en somme d’argent, mais aussi (et surtout) en termes de temps. Une démarche UX demande du temps : ce sont les fameuses phases d’itérations, qui nécessitent que toutes les parties prenantes du projet s’impliquent. Mais ce point, j’y reviendrai dans un futur article. Restons sur la notion purement financière.

 

Une agence qui vous facture de l’UX, si elle fait ça bien, ne vous mettra pas une ligne de prix UX à proprement parler. En fait, cet UX sera induit au prix sur toutes les phases du projet : quand on itère bien, c’est comme pour un mariage, pour que cela fonctionne, ca se réfléchit en amont et s’entretient en aval !

 

Concrètement, pour un accompagnement “UX-friendly”, il faut compter environ 20 à 30% de surinvestissement (et non surcoût) par rapport à une prestation d’agence dite “plus classique”.

 

Qui dit UX ne dit pas (que) ergonomie !

 

Lorsqu’on vous parle d’UX, il est important d’analyser ce que recouvre le terme dans la bouche de votre interlocuteur : souvent, il est utilisé pour désigner l’ergonomie. Ces deux notions ne doivent pas être confondues ! Pour plus d’explications, relisez notre précédent article sur l’UX.

 

De manière synthétique, l’UX permet de mieux cerner les attentes et besoins des cibles. Par exemple, sur une refonte de site web, c’est un travail très en amont, notamment sur la stratégie digitale de l’entreprise.

Quant à l’ergonomie, elle consiste à travailler sur les contrastes du texte par rapport à l’image de fond, la taille des boutons, le choix d’un police lisible par tous. C’est aussi une démarche nécessaire, puisque l’ergonomie permet d’améliorer l’expérience de l’utilisateur. Mais pour que l’ergonomie se suffise à elle-même, la stratégie digitale de l’entreprise, et sa connaissance des usages des utilisateurs, doivent déjà être bien ficelées.

 

Alors Mélanie, peut-on quantifier le retour sur investissement de l’UX ?

 

Rappelez-vous vos cours d’économie : on parlait souvent d’externalité positive ou négative : https://fr.wikipedia.org/wiki/Externalit%C3%A9. elles sont difficilement mesurables et quantifiables. Néanmoins, difficile ne veut pas dire impossible. Dans le secteur du bâtiment comme dans celui de l’informatique.

 

Pour étayer mes propos sur le retour sur investissement de l’UX, je reprendrai ici les grandes lignes de ce très intéressant article :

https://www.arquen.fr/blog/4-raisons-investir-dans-ux-design/.

 

L’UX permet 3 grandes externalités positives

 

  • un coût moindre en développement, puisque les besoins auront été très anticipés et trouveront naturellement leurs solutions dans un cahier des charges technique très étayé. Ainsi, toutes les contraintes de développement seront détaillées et justifiables par un prix au plus juste.
  • une augmentation des ventes : les besoins seront anticipés, donc le tunnel de conversion sera travaillé d’une manière optimale. Mais surtout, les premiers temps de vie du site web seront analysés par de nombreux outils : je ne vous citerai ici que les cartes de chaleur, outil extraordinaire pour les spécialistes UX. Ces outils permettent de rectifier le tir a posteriori, et de rentrer dans un cercle vertueux. Ainsi, la période dite de “recettage” traditionnelle devient une vraie période d’expérimentation et de réajustements.
  • une fidélisation du client : plus l’expérience utilisateur aura été satisfaisante (puisqu’on aura écouté ses besoins !) plus il y aura des chances qu’il revienne !

 

L’article de Arquen mentionne aussi que “chaque dollar investi dans l’UX rapporte 100$ en retour”. Basé justement sur la théorie des externalités positives, c’est le chiffre avancé dans l’étude https://info.careerfoundry.com/ux-design/roi-of-ux-design-report.

 

Un tel chiffre n’est pas à prendre au pied de la lettre, mais il amène à réfléchir, non ? Chez Pixelles, nous en sommes nous-mêmes convaincues : l’UX est devenu un élément indispensable d’une stratégie webmarketing de fond. Alors, si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de répondre à vos questions !